Pour rompre son contrat, le joueur veut que le PSG lui paye l’équivalent d’une année de salaire, soit 6 M€ !

Le courriel n’est jamais arrivé. Le 27 mai dernier, sur la pelouse du Parc des Princes où s’organise une petite fête sans chichis après la victoire en Coupe de France face à Angers (1-0), Patrick Kluivert promet d’envoyer un e-mail au conseiller d’Hatem Ben Arfa afin de fixer un rendez-vous sur l’avenir du joueur. Le directeur du football d’alors n’aura pas le temps de s’exécuter, il va être rapidement débarqué les jours suivant. Depuis, le nouvel homme fort du PSG se nomme Antero Henrique. Le nouveau directeur sportif multiplie les coups de fil, les réunions et le contact direct avec l’effectif parisien. Mais dans le camp Ben Arfa, il n’a encore rencontré personne. Ni appelé son entourage, son avocat Jean-Jacques Bertrand ou son agent Michel Ouazine.

Il rêve encore du Séville FC

Hatem Ben Arfa, lui, profite depuis le 28 mai de vacances américaines, dans la région de Miami. Si aucun accord n’est trouvé d’ici là, il sera à la reprise de son équipe le 4 juillet. Il lui reste un an de contrat. Ses proches n’entendent faire aucun cadeau à la direction du club, qui souhaite se séparer de l’ancien Niçois. Pour l’instant, ses conseillers envisagent le bras de fer : soit le PSG lui règle sa dernière année de contrat et le libère, soit Ben Arfa reste à Paris, ce qui déplairait à Unai Emery. Évidemment, le PSG ne l’entendra pas de cette oreille. Il lui en coûterait 6 M€ pour redonner au numéro 21 sa liberté.

La stratégie du cercle Ben Arfa peut encore évoluer. Derrière les coups de menton et le torse bombé, il y a surtout la volonté de se séparer dans les meilleures conditions. Si Paris ne se montre pas trop gourmand pour transférer Ben Arfa, bref, s’il ne demande aucune indemnité et qu’en face le club acheteur lui offre de bonnes conditions, à la signature ou en salaires, la tension retombera. Tout le monde aura à y gagner : libre, Ben Arfa partira plus vite et intéressera plus de clubs qu’encore chevillé au PSG. Mais vu son profil et son âge (30 ans), HBA conserve une cote sur le marché, entre 3 et 5 M€. Le PSG n’aura sans doute pas l’intention de s’asseoir sur une telle somme. Paris a plutôt bien vendu ces dernières années (Sakho, Cabaye, Stambouli, David Luiz) et il met un point d’honneur à ne pas brader son actif joueurs. Annoncé en Turquie depuis plusieurs semaines, le talentueux gaucher privilégie toujours un départ pour l’Espagne, où il continue de rêver du Séville FC, désormais entraîné par l’ancien défenseur marseillais Eduardo Berizzo, ex-coach du Celta Vigo.

leparisien

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